L'hôtel de la Préfecture

 
 

Arras, jusqu'en 1749, possédait deux noyaux urbains : la ville autour de l'Abbaye Saint-Vaast et la cité. Dans cette antique cité, existait un palais épiscopal proche d'une cathédrale détruite après la Révolution. Au XVIII ème siècle, cet édifice fut remplacé par un nouveau palais devenu Hôtel de la Préfecture. La construction dura de 1759 à 1780. Il fut incendié en 1836, restauré, puis à nouveau endommagé pendant la première guerre mondiale.

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Le plan de l'architecte répond au souhait de l'évêque d'accorder une large place aux espaces propices à l'accueil et à la réception : les évêques et les archevêques ne voulaient pas être moins bien lotis que les représentants du roi pour accueillir leurs hôtes. Cette demeure a ainsi hébergé Napoléon III, en septembre 1853 et août 1867, plus récemment, des présidents de la Ve République, le Général de Gaulle, M. Valery Giscard d'Estaing, M. Jacques Chirac ainsi que les chefs d'Etat étrangers.

On accède à l'hôtel de la Préfecture par une vaste cour d'honneur agrémentée d'un parterre de fleurs. Le même souci d'accueil a conduit l'architecte à privilégier la partie centrale du corps du bâtiment en lui donnant plus d'épaisseur par la réalisation de deux avancées. Il devenait ainsi possible d'aménager un hall d'entrée et de réserver un espace important au salon. La construction n'est pas sans rappeler celle de l'Hôtel Matignon à Paris qui possède le même avant-corps polygonal de trois travées, percé de portes-fenêtres en plein centre et rehaussé d'un fronton. Au temps des évêques, l'aile gauche abritait une chapelle et une basse-cour. Elle fut transformée en bureaux par les préfets.

L'aile droite fut aménagée progressivement : elle abrite des bureaux et la salle du conseil général datant du milieu du XIX ème siècle. Désormais, les deux ailes qui entourent la cour sont occupées par les bureaux du cabinet du Préfet. Depuis 1965, un nouveau bâtiment accueille les services administratifs de la Préfecture. Des travaux de restauration de l'Hôtel ont été engagés il y a 6 ans, sous la direction de l'Architecte des Bâtiments de France.

Pour le nettoyage des façades, il a été fait appel à deux systèmes : l'aspersion d'eau sur les pierres et le gommage par jet de particules de pierres mélangées à de l'eau et de la chaux, avec nébulisation.